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Sabre (à la) main !

 
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DUPS
12ème chasseurs

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Votre groupe de reconstitution:: 12ème chasseurs

MessagePosté le: Dim 11 Avr - 11:21 (2010)    Sujet du message: Sabre (à la) main ! Répondre en citant

Un sujet qui amène pas mal de discussion:
Qand sort-on le sabre lors d'une charge ?

Il existe plusieurs textes qui abordent le sujet en donnant des avis différents:
- Le règlement de l'ordonnance de vendémiaire an XIII.
- de Brack qui développe l'effet moral d'un "sabre main !" tardif.
- Victor Dupuy qui parle du désordre que crée dans les rangs, la sortie du sabre en mouvement.
- Biot qui dans ses mémoires apporte un éclairage précis et qui est peut-être une solution conciliant l'ensemble de ces avantage et inconvénients.

Je vous en propose ici un petit rappel !


- Voici ce que dit l'ordonnance de vendémiaire an XIII (18ème manoeuvre):

Il(le commandant du régiment) commandera:
1. Garde à vous, pour charger,
2. Sabre (à la) main,
3. Au trot
4.MARCHE
A ce commandement, le régiment s'ébranlera au trot: à 150 pas plus loin, le colonel fera le commandement au galop, et après que les officiers supérieurs et commandans (sic) d'escadron, auront répété ce cmmandement, il fera celui de marche, qui sera répété de même.
Après avoir parcouru environ 100 pas au galop, le colonel fera sonner la charge à tous les trompettes...


- L'incontournable de Brack explique:

Si une ligne met le sabre à la main avant de s’ébranler, elle indique trop longtemps à l’avance à l’ennemi ses dispositions auxquelles celui-ci se prépare et s’habitue ; l’instant de surprise, si puissant en guerre est passé, est perdu. Si, au contraire, le régiment qui se porte en avant a le sabre dans le fourreau ; s’il laisse l’ennemi dans l’indécision et la gravité du mouvement qu’il exécute, les lames sorties tout à coup, en étincelant à ses yeux, ne lui permettent plus de réfléchir sur le danger, dont le sentiment l’ébranle et le détermine quelquefois malgré lui à la retraite. 


- Les informations données par Victor DUPUY:

Il était assez généralement d’usage dans nos anciennes campagnes, de faire mettre le sabre à la main à une troupe de cavalerie, dès qu’elle arrivait sur un champ de bataille ; de la tenir ainsi plusieurs heures, quelquefois même tout un jour (je l’ai vu) sans qu’elle eût l’occasion et le besoin de s’en servir.
C’était fatiguer bien inutilement les hommes et les priver, selon moi, d’un puissant moyen d’excitation. En effet, quel est celui auquel l’action de tire sabre hors du fourreau n’inspire pas un sentiment de fierté et d’énergie ? qui ne se dresse et ne se sente plus fort ?
Eh bien ! Si lorsqu’une troupe de cavalerie est sur le point d’être engagée, elle est depuis longtemps l’arme à l’épaule (position gênante d’abord et très fatigante à la longue), l’effet de ce sentiment moral est complètement perdu ; tandis que si le mouvement est commandé et exécuté, la force morale de l’homme s’augmente de toute son influence, tandis que celle de l’ennemi faiblit à sa vue ! Les chevaux eux-mêmes se ressentent de cette influence : préparés par l’oscillation presque inévitable de leurs cavaliers dans l’action de tirer le sabre ; par la pression naturelle de leurs jambes (car il n’en est guère qui, dans un moment pareil puissent observer toutes les règles) ; excités par le bruit du fer, ils sont plus facilement enlevés. Le mouvement de croiser la baïonnette produit dans l’infanterie le même effet moral que celui de mettre le sabre à la main dans la cavalerie : fait trop tôt, les soldats fatigués d’une position gênante attaque mollement ; fait au moment même de l’abord à l’arme blanche, les résultats ne sont pas douteux ! 


- Enfin, voici ce que donne ma récente lecture des SOUVENIRS MILTAIRES (1812-1815) du colonel BIOT. Il relate ici ce qui se serait fait à Montereau, fameuse charge dont le récit repose d'ailleurs essentiellement sur ce texte. Bien souvent on néglige de reproduire ou de s'arrêter sur le tout début du texte qui nous intéresse ici directement:

Le général DELORT commande donc:-"Pelotons à droite !...Marche !... en avant!... Peu après:"au trot !" puis: sabre!... main ! - ensuite "au galop !" Enfin, arrivé à la descente, il commande: "Chargez !" Et voilà notre colonne qui dégringole dans Montereau."


Finalement on trouve ici une nouvelle version, mais qui semble concilier et combiner les théories développées précédemment.Quelques remarques néanmoins:
- Lorsque l'on connaît la configuration des lieux et au regard de la position des Würtembergeois à Montereau, dans un fond, ils n'ont pas dû voir le "sabre(à la) main !" et en subir l'effet psychologique cher à de Brack et Dupuy.
- Aux dires de Biot beaucoup d'hommes et de chevaux n'avaient pas plus de quinze jours de présence aux armées. Sortir le sabre au trot n'est déjà pas facile, mais cela peut donner le temps de réaligner les détachements avant de passer au galop.
- Biot a-t-il pu se tromper ? Officier de cavalerie (il a fait sa première partie de carrière au 11ème chasseurs), il est assez improbable qu'il se trompe sur une telle séquence d'ordres. Et si elle n'a pas été donnée telle quelle à cette date, si son souvenir (peut-être ses notes !) conserve cet enchaînement, on peut penser légitimement qu'il l'avait pratiqué par ailleurs ou antérieurement et que c'est la séquence qui a le plus marqué son esprit.

Au global, on peut penser que cette pratique comportait nombre de mises en oeuvre différentes. Chaque officier selon ses conclusions, son expérience et les circonstances en adaptant l'exécution.

Si certains ont des compléments par le biais d'autres témoignages, qu'ils n'hésitent pas à les proposer ici.
_________________
Res non verba


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MessagePosté le: Dim 11 Avr - 11:21 (2010)    Sujet du message: Publicité

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